Le Québec et la Colombie-Britannique devraient être les chefs de file de la reprise économique au Canada, selon les nouvelles prévisions de la Banque TD. La croissance du PIB du Québec devrait s'accélérer de 6,7 % en 2021, tandis que celle de la Colombie-Britannique sera équivalente, et toutes deux dépasseront la croissance du PIB national de 6,1 % cette année.

Mais cette poussée survient après de fortes baisses l'an dernier. Le PIB du Québec a chuté de 5,3 % en 2020 en raison du virus qui a ravagé l'économie, tandis que la Colombie-Britannique a également connu une contraction relativement plus modérée de 3,8 %.

La décision du Québec d'assouplir les restrictions en juin, un secteur du logement robuste et le soutien du gouvernement alimenteront la croissance cette année, tandis que le secteur des services et l'industrie du bois de la Colombie-Britannique ont été les principaux moteurs de la province de la côte ouest.

"L'amélioration des perspectives se fait en dépit d'une troisième vague qui a infligé plus de dommages économiques que ceux subis lors de la deuxième vague", ont écrit les économistes de la TD dirigés par Beata Caranci. "L'Ontario et la Nouvelle-Écosse semblent avoir subi plus de dommages, l'emploi dans ces provinces étant le plus éloigné des niveaux pré-pandémiques en mai. En revanche, l'emploi est beaucoup plus proche des niveaux pré-pandémiques en Colombie-Britannique, au Nouveau-Brunswick et dans les Prairies."

L'Ontario, la locomotive économique du pays, connaîtra une croissance relativement modérée de 5,4 % en 2021, après une contraction de 5 % en 2020, estime la TD. L'Ontario se distingue par son approche " go-slow ", selon les économistes de la banque.

En effet, l'Ontario est la seule économie que la TD a déclassée dans son rapport en raison de deux vents contraires importants.

"D'abord, la 3e vague de la province en avril et mai a été extrêmement dure, ce qui a amené la province à resserrer des restrictions déjà très sévères. Ces mesures ont laissé des traces sur la performance à court terme de l'économie, puisque l'emploi a diminué de 2,5 % de mars à mai", ont indiqué les économistes de la TD. "Ensuite, les distorsions de la production dans le secteur de l'automobile en raison des pénuries de semi-conducteurs sont pires que ce que l'on avait supposé, et les perturbations de la chaîne d'approvisionnement mondiale pèsent sur la fabrication ailleurs. Ensemble, ces chocs devraient lourdement peser sur la croissance de cette année."

De plus, le secteur immobilier ontarien, qui est en pleine effervescence, devrait commencer à s'essouffler, car les ventes de maisons diminuent.

"Nous nous attendons également à ce que les mises en chantier et le rythme des rénovations résidentielles diminuent après avoir atteint des niveaux stratosphériques, car les prix élevés du bois d'œuvre grugent les marges des constructeurs", a noté La Banque TD.

L'an prochain, cependant, la province devrait mener la croissance du PIB avec une expansion de 5 %, estime la banque.

Les prévisions de La Banque TD pour l'Ontario contrastent avec les estimations de la Banque Royale du Canada, qui considère l'Ontario comme l'une des économies les plus dynamiques du pays cette année, avec une croissance de 6,3 %. Bien que l'économie ait stagné en raison des fermetures, la plupart des entreprises et des travailleurs touchés pourraient être de nouveau opérationnels, du moins partiellement, d'ici août, croit RBC.

"Nous pensons que l'économie provinciale rattrapera rapidement le terrain perdu au cours des deuxième et troisième vagues", ont déclaré les économistes de RBC.

Cette année, l'économie de l'Alberta, qui profite de la reprise des produits de base, sera un point positif. Le plongeon de 8,2 pour cent du PIB de la province l'an dernier a été le plus important de son histoire et le pire parmi les provinces canadiennes l'an dernier. Mais l'économie devrait regagner du terrain cette année et se hisser parmi les plus fortes croissances du pays, avec une hausse de 6,4 % en 2021 et de 4,8 % en 2022, selon les prévisions de la TD.

La décision de l'Alberta de rouvrir complètement l'économie en juillet devrait également s'avérer un atout, à moins d'une résurgence du virus. Néanmoins, le retour de l'Alberta aux niveaux d'activité prépandémique n'est pas prévu avant 2022, soit un an après la plupart des autres provinces.

Une autre province dépendante du pétrole ne verra pas la marée soulever son bateau. Malgré la flambée des prix du pétrole, Terre-Neuve-et-Labrador ne sera pas en mesure de tirer pleinement profit du boom, son PIB augmentant de 4,1 % cette année et de seulement 2 % en 2022 - la plus faible croissance parmi les provinces canadiennes, selon les prévisions de la TD. La production pétrolière de la province devrait ralentir, tandis que la fermeture de la raffinerie Come by Chance plafonnera la croissance du secteur manufacturier.

 

Source : Article de Yadullah Hussain sur le site financialpost.com publié le 22 juin 2021

Lien : https://financialpost.com/executive/posthaste-the-provinces-that-will-lead-canadas-economic-recovery-and-the-powerhouse-that-could-hold-us-back

 

 

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